première fois
Pour autant que je m’en souvienne j’avais entre 16 et 17 ans. Internet marchait déjà à peu près, du 56k dans toutes les entreprises, un peu d’ADSL.
Période de Noël, un ami de la famille me propose de passer la journée dans ses bureaux, où on leur a installé l’ADSL il y a peu. Internet me fascine. Principalement pour le cul.
Dans mon petit bureau au fond, j’ai passé une journée à découvrir Internet. Yahoo, caramail, et très rapidement gay.com. Je débarque sur le chat, comme une fleur. Je comprends rien de ce qui se passe. Je diale avec des gars, certains m’envoient des photos de leur bite, de leur gueule. J’ai une gaule de malade. Un mec me demande mon numéro de téléphone, je donne mon téléphone fixe, il appelle derechef et tombe sur mes parents. L’incompréhension des débuts.
On parvient à se mettre d’accord sur un rendez-vous pour le lendemain 11 heures. On a pas trop parlé de ce qu’on allait faire. Juste de l’endroit où on se rencontrerait.
Je ne dors pas de la nuit, j’ai envie de me branler 20 fois mais j’arrive à me retenir. Je suis réveillé super tôt, je tourne en rond, je joue à la console. J’appelle mon meilleur pote pour organiser mon alibi (“je vais jouer à FF7 chez T.”), et j’y vais.
Le rendez-vous est à un rond point. Je guette une 207 noire qui n’arrive pas. Après 15 minutes, un mec dans une Renault rouge vient me parler. (“Hey c’est toi ?”). J’ai pigé plus tard qu’il m’avait bidonné pour jauger la marchandise.
Je monte dans sa caisse. Aujourd’hui, je suis incapable de me souvenir de son prénom. Il tourne dans la ville, on va n’importe où, on s’éloigne vers la campagne. Je suis assez terrorisé, incapable de dire quoi que ce soit. (“euuh oui ça va merci”).
Il met le chauffage, me met une main sur la cuisse. Première fois de ma vie. J’ai déjà la bite en feu. Il roule. Je tente l’approche “main sur la cuisse”. Je crois me souvenir que je me suis dit que j’allais tout faire en mimétisme. Je lui caresse la cuisse. Je fais le mec hardi et je remonte vers la bite à travers le jean. Les détails sont flous.
Il sort le paquet, je le branle en conduisant. J’ai la bite à l’air. Il roule toujours. Je le suce en roulant, en galérant avec les ceintures de la voiture. Première fois. Je me souviens qu’il m’a dit que des routiers nous ont maté.
Peut-être un effet du souvenir, mais sa bite est énorme. L’odeur m’a frappé pour la première fois. Ca sent quelque chose de plutôt sympa. Je me souviens des douleurs aux mâchoires.
Il finit par s’arrêter. Chemin de campagne. Personne. La route au loin. On se met à l’aise dans sa caisse, et là il me pompe. Première fois. On alterne. Ca dure 30 minutes. J’ai juste en tête le sentiment de “Putain ça y est, enfin”. Il voulait me rencontrer parce que c’était ma première fois et qu’il risquait rien.
Je kiffe ses boules, je lui mange tout ce que je peux. J’ai pas les mâchoires habituées. Je douille un peu. Il me finit en me pompant. J’ai l’impression de jouir pendant deux minutes. Ca lui dégouline sur la gueule. J’adore.
Il en a encore plein la gueule qu’il me roule un gadin. Première fois.
Il sort de la caisse pour se branler devant moi, dehors. Les voitures au loin, ma bite encore dure, le goût de foutre dans la bouche. Tout est bizarre.
Il se finit. Je retombe dans le silence. Il me propose de remettre ça dans la minute. J’ai trop mal aux mâchoires. Et je vois pas comment c’est possible. Je décline.
Il me ramène.
Programmatique, je dirais avec le recul.