Oh la vache



ma liste

La liste de mes coups précédents, que j’ai donc arrêtée mi 2007, est un  grand moment de rigolade. Il me faut beaucoup de temps pour me rappeler pourquoi j’avais écrit tel commentaire ou telle description.

Exemple :

Sun City :

- Asiate au visage bizarre,

- plan à trois : mec aux fesses molles

- et mec tout maigre

- mec qui ressemble à kamel ouali
Le Sun City est un sauna. Après 10 minutes d’intense concentration, je me souviens de l’Asiate. Il avait effectivement un visage super grand. Bodganovesque, je dirais. Il m’a sucé dans une cabine. Japonais. Je comprenais rien du tout. Heureusement que je vais pas dans les saunas pour améliorer mon anglais.

Le plan à trois ne m’a guère laissé de souvenir, même si l’image des fesses molles est quelque part dans ma mémoire. Je me revois bouffer un cul et me dire que j’avais la gueule dans un pudding géant. Ou un flamby. Ou de la jelly. Le mec tout maigre par contre. Qued’.

Et le mec qui ressemble à Kamel Ouali, trou noir également.

Je sais pas si je serai capable de reconnaître ces mecs si je les croisais un de ces quatre. Sans doute même qu’il m’est déjà arrivé de les croiser. J’ai une putain de mémoire des visages. Mais dans des circonstances type ‘il fait noir, on nique à la chaîne’, j’ai beaucoup de mal à imprimer qui que ce soit.Si vous vous reconnaissez, mes petites cochonnes, j’espère que ça roule.


Je ris beaucoup de ma liste. Je ne compte certainement pas la rendre exhaustive, 70 noms est largement suffisant. Par contre, je vais essayer de la mettre en chanson, genre comme Rose et son truc cucul, parce que ça peut être très drôle.

cave & terre battue

J’ai rencontré le mec sur un site pour rebeus. Le mec en question est rebeu. Il veut que je le nique dans sa cave. Je trouve ça super drôle, j’accepte.

La mode du porno rebeu / plan cave arrive tranquillement à son apogée. Je me trouve très précurseur et décadent. C’est plus le côté “insolite” qui me fait kiffer que le fait d’aller dans une cave jouer les machos enragés.

Je retrouve le mec après mon travail, j’ai entre 19 et 20 ans, on est en été, je suis en chemise, je suis galvanisé par la situation, je me la donne. Je retrouve le mec chez lui plutôt que dans sa cave, parce qu’il me faut à tout prix aller aux chiottes. Appart sacrément “Queer Eye”, avec des mecs à poil un peu partout. On descend dans sa cave. Il est super fofolle. C’est peut-être une de mes premières rencontres de près avec un rebeu fofolle et méga passif.

“Sa cave”, c’est en fait la cave de l’immeuble. Terre battue, boxes, lumière avec minuteur, humidité, escalier en parpaings. L’ambiance de porno me fait kiffer. Je pense déjà à raconter à mes potes tous les détails de ces moments. Le mec me suce mollement, il veut juste s’en prendre une. Deux coups de poppers et ça rentre comme dans du beurre.

Lui m’excite pas vraiment, il a trop faim de bite. La situation me fait kiffer en revanche. Je gère le minuteur pendant que je le prends contre les escaliers. Je flippe au moindre bruit, parce que n’importe qui ouvrant la porte nous verrait. Ca me fait bander bien dur. Lui est d’une mollesse terrible. Le Passif.

Je m’inquiète de sa bite à un moment, il me répond qu’il a déjà joui. Je suis surpris parce que je l’ai même pas vu bander. J’accélère le tout, et finis par éclabousser son cul et la terre battue.

Lui est rassasié. Il veut remettre ça le lendemain. Comme à chaque fois, je décline poliment. L’après cul est un moment bizarre, où j’ai plus envie de parler/penser/prendre des rendez-vous en rapport avec le cul. L’impression d’être vide est plus intense que celle du plaisir, du devoir accompli, de la satisfaction de quelque chose. Je sors de sa cave, “à plus on remet ça je t’appelle”, je suis quand même globalement content et envoie un texto à un pote pour raconter en 120 caractères.

J’ai les couilles vides. J’ai niqué un mec dans une cave. Je me fous du mec, je suis juste content d’avoir essayé le “dans une cave”.

c’est officiel

J’ai avalé des kilomètres de bites et rencontré tellement de mecs. J’avais commencé une liste de tous ceux que j’avais rencontré, je m’étais arrêté à 70, c’était en 2007, je pense que j’atteins les 120 désormais.

Quand je retombe sur cette liste, j’ai beaucoup de mal à me rappeler de certains. Exemple : “Samir, 1ère année d’école, chez moi, deux fois. Bestial.”

J’ai rencontré une tripotée de rebeus, donc “Samir” tout seul ça m’aide absolument pas. Ca fait quatre ans déjà, donc zéro souvenir. Y a que le mot de “bestial” qui m’évoquerait peut-être quelque chose, mais rien de précis.

Ca m’évoque surtout les journées passées à chercher des mecs sur Internet. J’ai pu passer 10 heures d’affilée la bite à la main, à jongler sur 8 sites de cul à la fois, dans l’espoir de rencontrer un mec, une bite, un cul à lécher. Ca m’évoque les moments d’attente et les nombreux lapins de mecs salement connards. J’ai beau chercher loin dans ma mémoire, je crois pas avoir déjà foutu de lapin. Au pire j’annule et je préviens. Ca m’évoque les grandes questions qui viennent toujours avant qu’un mec se pointe “il me reste de la bière ? des capotes ? du gel ? je mets Portishead en fond sonore ou The Hives ? il est où le sopalin ? je roule un pétard ? je lance un porno ? je me fous à poil ?” Plus bestial que moi à cette époque, tu meurs.

“Samir. Bestial”.

Je suis sûr que c’était un bon moment. Deux bons moments même. Je suis tout simplement incapable de m’en souvenir. Ni sa tête, ni son corps, ni sa bite, ni ce que j’ai défini quelques années avant comme étant “bestial”. Ce mec a partagé mon lit, on s’est peut-être pissé dessus dans ma baignoire pour autant que je sache, on s’est même revus une fois pour repartager un moment, et plus tard, il ne me reste rien.

Ca prouve, d’une part, qu’avaler des kilomètres de bite n’aide pas pour la mémoire, et que les souvenirs de cul sont périssables. Aussi “bestial” que ce moment ait pu être, ça a été chassé par d’autres bites, d’autres mecs, d’autres moments d’attente, la queue à l’air à regarder la rue à travers mon rideau en me demandant si c’est lui avec une capuche qui se pointe, ou si c’est celui derrière au téléphone.

Aujourd’hui, j’ai eu mes résultats de tests HIV. C’est officiel, cette partie de ma vie est définitivement derrière moi. Le dernier truc miteux que j’ai fait a eu lieu en juin 2009, et ça m’a régulièrement fait flipper et empêché de dormir depuis. Aujourd’hui, en six mois j’ai eu qu’un seul partenaire, régulier ; je me purge à travers cette page de ces excès de cul. J’aspire à de la qualité. Le sexe avec un partenaire régulier est tellement différent du plan cul. Faire l’amour procure un plaisir neuf par rapport au plan cul dans des chiottes d’un aéroport.

C’est officiel, aujourd’hui est le jour où je savoure le fait d’avoir eu beaucoup de chance et de n’avoir rien chopé malgré toute la “bestialité” et les litres de foutre déversés.

suce au sauna, ambiance du sud

C’est très précisément le jour de mes vingt-ans. Je suis en vacances avec une amie dans le sud. Il fait moche, je me motive pour aller dans un sauna. Je connais déjà un peu.

Je tente de négocier une réduction anniversaire à l’entrée, échec.

Ambiance des familles, je fais le coinços avant de commander à boire. Il est 15h. Je suis rond rapidement, mais je veux pas spécialement taper la discute. Dans un mini labyrinthe, un mec se jette sur ma bite.

A ce moment très précis, je sais que c’est la meilleure pipe qu’on m’ait jamais faite. Quelque chose d’intense, l’ambiance, l’alcool, la barbe un peu râpeuse, sa langue partout à la fois, les mains synchronisées, une manière de gémir en même temps. Je mémorise intérieurement comment il fait pour reproduire plus tard.

En cinq minutes, je suis au bord. Comme je suis arrivé il y a peu de temps, je veux pas cracher maintenant. Je l’arrête, je suis à deux doigts de jouir.

Je lui dis “à+” en faisant le jeune un peu beauf “putain mec c’était TROP fort” et compagnie. Il kiffe à mort le côté hétéro provincial.

Je le laisse, il est à genoux, avant de se jeter sur une autre bite.

asiat goulu

Je vis en internat depuis deux ans, et quand je rentre chez moi, je passe tout mon week-end sur Internet à prendre des rendez-vous pour la semaine. Début d’année scolaire, fin de l’automne. Je tombe sur un petit asiat qui a envie de se faire arroser la gueule. Il est canon sur sa photo. Je crois pas avoir déjà rencontré d’asiat.

Il aime bien se faire diriger, qu’on lui dise quoi faire. Il veut être une petite chose. J’ai souvent vu ça sur les chats, j’ai jamais trop eu envie de tenter. Là je sens des ailes pousser sur mes couilles, et je me dis que je vais essayer de faire ça bien.

Le rendez-vous est pris dans la semaine, je profite d’une virée dans Paris pour aller chez Sidaction faire un don (véridique) pour aller chez le mec après. Il habite au rez-de-chaussée d’une usine, un appart assez dingue, sans mur, avec la baignoire en plein milieu.

Il est moins mignon en vrai, et parle avec un énorme accent asiat. Whatever.

Je tente de la jouer vaguement domi. Je fais de mon mieux, mais je suis incapable de parler genre “vas-y bouffe la” ou “t’es une bonne salope toi”. Je sais très bien qu’au même moment où ça va franchir de mes lèvres je vais être ridicule. Il n’empêche que sans rien dire je lui fais bien comprendre ce que je veux. Je baisse mon fute, simple as that, et je lui appuie sur les épaules pour qu’il fasse ce qu’il a à faire. Je lui baise la gueule, je l’entends suffoquer. Des fois il arrête, genre à la limite de gerber. Ca me fait marrer intérieurement. Je lui mets des coups avec ma teub sur le visage, il gémit comme un petit chat. J’adore ses cheveux. Des cheveux d’asiat bien coiffé. Je lui tire un peu les cheveux pour lui faire bouffer ma queue.

A un moment je trouve ça un peu chiant alors je le suce, il a une petite teub d’asiat, et au repos qui plus est. C’est là aussi très très vite chiant, donc je le laisse reprendre là où il en était.

Je lui avais promis un arrosage complet, genre masque de beauté.

On est en plein milieu de son drôle d’appart, je suis debout, il est à genoux, il me lèche les couilles pendant que je fais monter la pression pour lui faire une spéciale “feux d’artifice”. J’ai super chaud, j’ai seulement baissé mon fute, j’ai gardé mon manteau, je kiffe la situation. Il a la gueule ouverte, la langue tirée, il attend que ça. Il fait tout petit vu d’en haut. Je lui fous plein de coups de bite en me branlant.

Et j’explose sur sa gueule. Incapable de me rappeler le nombre de jets. Mais son visage était tartiné. Confiture sur biscotte, la même chose. Dans les cheveux, dans les yeux, des jets qui coulent à partir du menton. Il me resuce un peu après, du jus plein la gueule. Visiblement, ça nous excite plus vraiment ni lui ni moi, il s’arrête, je remonte mon fute, on parle trois minutes, je pars, le sentiment d’avoir véritablement plus rien dans les couilles.

Le mec bosse dans les produits de beauté. Ironie.

crade

Internet est finalement installé chez moi. Je sais m’en servir et trouver ce que je veux. La fin d’année de ma Terminale, c’est l’été, il fait chaud, avec tout ce porno sur Internet je suis toujours bouillant. Je passe des journées entières sur sites de cul et sites de rencontres.

Je tombe sur un rebeu, pas loin de chez moi. Le mec est méfiant, il veut une pré-rencontre. Soit, je le rejoins dans sa caisse, il roule un peu, on parle. Le mec a une grosse caisse, il se la pète un peu, genre à l’aise, mais pas très entreprenant quand j’essaie de le tripotter dans une zone industrielle. Il veut faire ça péperre, soit le lendemain, chez moi.

Je vais pas en cours, je l’attends. J’ai pris l’habitude de ces moments d’attente, je suis moins hystérique qu’au début. L’heure vient, il n’est pas là. Je l’appelle, ça sonne dans le vent. Je décide d’attendre encore, tout en étant furieux. Ca pue le lapin. Mais comme je suis chaud et que je suis chez moi, je me mets sur Internet, en chasse d’un plan express. Au moins où j’y crois plus du tout, il m’appelle, il s’est pas réveillé, soirée, whatever. Se ramène.

Je crois que c’est la première fois que je prends les choses en main du début à la fin. Je l’installe sur mon canap, lui baisse le fute. Pas un mot. Pas de bosse dans son calebute. Je touche un peu, c’est une mini teub. Je lui vire son caleçon. Lui me touche mollement. Je décide d’aller au charbon. Sa teub a une drôle de couleur. Elle est vraiment petite, j’en avais jamais vu dans ce genre, je m’arrête pas au détail de la couleur, ni de l’odeur.

Je commence à le sucer, et là avec deux coups de langue je vois l’avant / après sur son gland. Comme tous les rebeus, il a un gland rose en vrai, pas marronnasse. Je lui ai nettoyé la teub sans le vouloir. Je m’en rends compte après 15 secondes. Pile le temps qu’il lui faut pour cracher trois pauvres gouttes de foutre sur sa cuisse. Temps total de cinq minutes.

J’ai quand même la gaule, lui veut pas me sucer ou me toucher. Je suis vénère. Je vais me finir aux chiottes pendant qu’il se rhabille. Je le raccompagne, pas un mot. Pas de “on remet ça”. Je suis furieux, je me sens dégueu. Après son départ, je constate la trace de merde qu’il a laissé sur le canap. Je hurle. J’ai envie de boire du white spirit pour me désinfecter. J’ai un goût dégueu dans la bouche. Je bois du Pulco Citron nature, je me lave trois fois les dents. J’essaie de nettoyer. Insuccès complet. Reste une trace foncée. Encore maintenant. La famille s’interroge toujours mais sait que j’y suis pour quelque chose.

Lui je le retrouve, je lui chie dans les yeux et lui taggue “connard” à la merde sur le front.

première fois

Pour autant que je m’en souvienne j’avais entre 16 et 17 ans. Internet marchait déjà à peu près, du 56k dans toutes les entreprises, un peu d’ADSL.

Période de Noël, un ami de la famille me propose de passer la journée dans ses bureaux, où on leur a installé l’ADSL il y a peu. Internet me fascine. Principalement pour le cul.

Dans mon petit bureau au fond, j’ai passé une journée à découvrir Internet. Yahoo, caramail, et très rapidement gay.com. Je débarque sur le chat, comme une fleur. Je comprends rien de ce qui se passe. Je diale avec des gars, certains m’envoient des photos de leur bite, de leur gueule. J’ai une gaule de malade. Un mec me demande mon numéro de téléphone, je donne mon téléphone fixe, il appelle derechef et tombe sur mes parents. L’incompréhension des débuts.

On parvient à se mettre d’accord sur un rendez-vous pour le lendemain 11 heures. On a pas trop parlé de ce qu’on allait faire. Juste de l’endroit où on se rencontrerait.

Je ne dors pas de la nuit, j’ai envie de me branler 20 fois mais j’arrive à me retenir. Je suis réveillé super tôt, je tourne en rond, je joue à la console. J’appelle mon meilleur pote pour organiser mon alibi (“je vais jouer à FF7 chez T.”), et j’y vais.

Le rendez-vous est à un rond point. Je guette une 207 noire qui n’arrive pas. Après 15 minutes, un mec dans une Renault rouge vient me parler. (“Hey c’est toi ?”). J’ai pigé plus tard qu’il m’avait bidonné pour jauger la marchandise.

Je monte dans sa caisse. Aujourd’hui, je suis incapable de me souvenir de son prénom. Il tourne dans la ville, on va n’importe où, on s’éloigne vers la campagne. Je suis assez terrorisé, incapable de dire quoi que ce soit. (“euuh oui ça va merci”).

Il met le chauffage, me met une main sur la cuisse. Première fois de ma vie. J’ai déjà la bite en feu. Il roule. Je tente l’approche “main sur la cuisse”. Je crois me souvenir que je me suis dit que j’allais tout faire en mimétisme. Je lui caresse la cuisse. Je fais le mec hardi et je remonte vers la bite à travers le jean. Les détails sont flous.

Il sort le paquet, je le branle en conduisant. J’ai la bite à l’air. Il roule toujours. Je le suce en roulant, en galérant avec les ceintures de la voiture. Première fois. Je me souviens qu’il m’a dit que des routiers nous ont maté.

Peut-être un effet du souvenir, mais sa bite est énorme. L’odeur m’a frappé pour la première fois. Ca sent quelque chose de plutôt sympa. Je me souviens des douleurs aux mâchoires.

Il finit par s’arrêter. Chemin de campagne. Personne. La route au loin. On se met à l’aise dans sa caisse, et là il me pompe. Première fois. On alterne. Ca dure 30 minutes. J’ai juste en tête le sentiment de “Putain ça y est, enfin”. Il voulait me rencontrer parce que c’était ma première fois et qu’il risquait rien.

Je kiffe ses boules, je lui mange tout ce que je peux. J’ai pas les mâchoires habituées. Je douille un peu. Il me finit en me pompant. J’ai l’impression de jouir pendant deux minutes. Ca lui dégouline sur la gueule. J’adore.

Il en a encore plein la gueule qu’il me roule un gadin. Première fois.

Il sort de la caisse pour se branler devant moi, dehors. Les voitures au loin, ma bite encore dure, le goût de foutre dans la bouche. Tout est bizarre.

Il se finit. Je retombe dans le silence. Il me propose de remettre ça dans la minute. J’ai trop mal aux mâchoires. Et je vois pas comment c’est possible. Je décline.

Il me ramène.

Programmatique, je dirais avec le recul.